Toutes ces petites choses

Déléguée de l’AMGE à la COP17, Tiffany Dick, originaire d’Afrique du Sud, commente sur les attitudes et la responsabilité de chacun dans la lutte contre les changements climatiques.

Tiffany Dick

J’ai posé ma candidature pour faire partie de la délégation de l’AMGE à la COP17 car je me suis toujours intéressée à l’environnement et j’essaie de faire tout ce que je peux en ce sens, aussi petit soit le changement apporté.

Chez moi, le recyclage, le compostage, l’utilisation des ampoules à basse consommation et le recyclage de l’eau font partie de mon quotidien. Je suis une adepte du recyclage, et parfois jusqu’au point d’ennuyer la plupart de mes amis ou des membres de ma famille quand je leur ressasse inlassablement, “savez-vous que vous pouvez recycler cela?”

Quand je parle aux autres du recyclage et de l’utilisation des ampoules à basse consommation, et de faire encore d’autres choses comme le covoiturage pour réduire leur empreinte carbone, beaucoup affirment consacrer beaucoup de temps et d’efforts pour amener le changement, mais quand ils constatent que les autres ne suivent pas la même voie, ils s’en désintéressent en estimant que leurs efforts ne servent à rien.

Montrer le mauvais exemple

Lors d’une récente émission de télévision, on a interviewé deux musiciens locaux sur ce qu’ils pensaient des changements climatiques et ce qu’ils faisaient personnellement chez eux pour lutter contre ce fléau. Leurs réponses m’ont vraiment choquée – l’un a répondu qu’il relayait le message en participant à un concert visant à éveiller les consciences sur cette question et que c’est tout ce qu’il pouvait faire, mais qu’il envisageait néanmoins d’installer des panneaux solaires chez lui. Il a aussi dit qu’il ne recyclait pas.

Quant à l’autre musicien, il  a répondu  “on ne peut sauver [sauver la planète] avec des carottes”. Le message que j’ai reçu de la part de ces deux personnages publics se résumait à dire que le commun des mortels ne peut pas faire une différence en recyclant ou en produisant ses propres aliments. Cela m’a rendu triste de constater que ces personnes influentes qui devraient montrer l’exemple à leurs nombreux fans transmettaient un tel état d’esprit au plus grand nombre.

Eduquer et créer le changement

Le commentaire sur les carottes est celui qui m’a le plus scandalisée car le projet sur lequel je travaille après la COP17 vise à éduquer et encourager les gens à créer leurs propres potagers afin qu’ils puissent ne pas être totalement dépendants des magasins d’alimentation  qui – la plupart du temps – font venir des produits de l’extérieur, ce qui contribue fortement à aggraver la situation climatique – mais ceci ferait l’objet d’une autre analyse à proprement parler!

Une des choses que le Guidisme et la COP17 m’ont enseigné, c’est que chaque petite chose compte – il s’agit d’un état d’esprit et comment chacun choisit de faire une différence. Il est frustrant pour moi de constater que certaines personnes délaissent leurs bonnes habitudes comme le recyclage, seulement parce que leurs voisins ne font pas de même.

J’ai l’intention de continuer à réaliser de petites choses et ainsi montrer l’exemple à ma famille, mes pairs et la communauté car NOUS pouvons sauver notre planète!

 L’AMGE à la COP17

Beatrice Omweri, jeune déléguée de l’AMGE à la COP17 a rédigé un rapport sur les activités de la délégation. Merci de cliquer ci-dessous pour en savoir plus.

Agir ensemble : Assurer l’avenir dès aujourd’hui par Beatrice Omweri.